Collectif pour le renouveau du cinéma algérien : rassemblement au CHU de Douera en soutien à Youcef Goucem

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Par Billel Boudj 

Plusieurs membres du Collectif pour le renouveau du cinéma algérien, ainsi que des professionnels du domaine, se sont donné le mot pour un rassemblement au CHU de Douera, afin de rendre une petite visite à Youcef Goucef au service des grands brûlés, qui a tenté de s’immoler en protestation contre la chaine Dzaïr TV.
Pour rappel, le producteur, auteur de plusieurs clips, documentaires et émissions pour des chaines privés a commis ce geste suite au non-paiement des produits qu’il avait vendus à Dzaïr TV. Une situation qui a alerté les professionnels du domaine. Par ailleurs, une vague de protestations a aussi été initiée par des producteurs de Tizi-Ouzou, dont est originaire Youcef Goucem.
Un impressionnant parterre de professionnels de l’audiovisuel et du cinéma s’est rassemblé, hier mercredi, afin de rendre visite à Youcef Goucem. Parmi les visiteurs, on pouvait reconnaitre Chérif Aggoune, Said Mehdaoui, Adila Bendimerad, Yamina Choukh, Yasmine Choukh, Amina Haddad, Moussa Haddad ou encore des membres de l’association Project’heurts, venus spécialement de Béjaïa pour afficher leur soutien à ce producteur, dont les jours ne sont heureusement pas en danger.
Né la semaine dernière, le collectif pour le renouveau du cinéma a été initié par des professionnels du secteur, afin d’améliorer les conditions de travail de ses acteurs et faire en sorte de relancer une industrie cinématographique et audiovisuel en berne.
Le geste de Youcef Goucem a provoqué un grand émoi auprès de ses collègues, qui sont venus manifester leur solidarité et leur soutien à un professionnel qui a trouvé ce seul moyen pour montrer la détresse d’un secteur qui souffre de plusieurs carences, entre les retards de paiement des chaines et les difficultés administratives, en passant par la course au sponsors pour finances des projets.
Le collectif pour le renouveau du cinéma algérien, qui est né de la vague de protestation qui a suivi la nomination de Salim Aggar à la tête de la cinémathèque algérienne, compte jouer de son poids pour faire revivre une industrie cinématographique sinistrée par des années de flottement et de manque de professionnalisme dont le pinacle a été atteint par l’interdiction de plusieurs films pour des motifs encore obscurs.

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