Kahina Bahloul – Portrait d’une femme peu commune

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Kahina Bahloul, née à Paris d’un père algérien et d’une mère française. Sa grand-mère était une juive polonaise et son grand-père était de confession chrétienne catholique. Kahina passera toute son enfance en Algérie, bercée par les paysages pleins de poésie de la Kabylie : «  L’amour de l’Algérie est lourd à porter, c’est une fièvre larvée, confus entre rêves et désillusions. Une chose est claire, l’on en sera jamais guéri ». Jeune étudiante, elle décroche un diplôme en droit à l’université de Bejaia, avant de regagner Paris pour entamer une carrière dans les assurances.

Le destin semblait tracé pour cette brillante jeune femme, partie la fleur au fusil.  Un événement, alors, vient tout chambarder dans la vie de la jeune femme, « Les attentas de Paris en 2015 ont été un électrochoc, confia-t-elle. Je n’en dormais plus, je me demandais pourquoi la religion musulmane était entourée autant de ce voile vaporeux  d’obscurantisme, d’intolérance, et de violence. J’en pouvais plus des fatwas misogynes et humiliantes à l’égard des femmes. Surtout, j’avais peur du regard que portera sur moi ; mon voisin, mes collègues, et mes amis dorénavant. Je devais réagir. ».

Elle commence dès lors une quête de sens et de vérité, « Autant que musulmane, je ne devais plus rester passive et faire des lectures horizontales de ma foi. Je me devais de comprendre ce qu’était vraiment l’islam. N’est-ce pas le premier mot du coran : lis. Il est important de revenir au contexte de l’ère dont avait évolué le prophète Mahomet et ses disciples. Aussi, il fallait redéfinir les rugosités de la société mecquoise du 7éme siècle, sans cela, je n’aurais pas été avancée sur mes questionnements». Kahina décide, de fait, d’entamer un cursus de recherche en islamologie à l’école pratique des hautes études en théologie musulmane. Puis, elle cofonde avec un groupe d’amis l’association «  Parle-moi d’Islam » qu’elle préside et porte loin la voix de ceux qui veulent vivre leur conviction religieuse selon leur époque « Je suis une femme de mon temps, je vis selon les avancées sociales et démocratiques de mon siècle. Toujours est-il, mes valeurs restent profondément ancrées dans mes racines et ma religion, l’un n’empêche pas l’autre ». Elle cofondera, par la suite, avec une amie la Maison de la Paix, «  C’était dans la perspective de créer un lieu de culte où des femmes peuvent se recueillir dans leur foi, sans en être discriminées ».

De quoi il est question dans la création de votre association ?

Parle-moi d’islam est une association de musulmans de France, ouverte à tous. A travers le site «www.parlemoidislam.com », des vidéos diffusées sur Youtube ainsi que les débats interreligieux dont je suis le porte-parole de l’islam aux côtés d’un prêtre, et d’un représentant du MJLF (voix juive) sur la station radio RCJ, expliquons l’islam des lumières. Nous participons souvent à des rencontres dans les événements reliés au thème. Nous ambitionnons à lutter contre l’islam radical et informer sur les mouvements extrémistes et leur danger. Ces gens-là se sont appropriée la parole et se font les chantres de la foi musulmane, quitte à traiter les autres courants religieux d’hérésie. Je suis musulmane et j’ai le droit de parler de ma foi. L’association dessille qui veut voir le sens du vrai message de Dieu. L’essence-même de notre religion a été détournée et confisquée par certains exégètes à but autre que religieux.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je prépare une thèse en islamologie pour mieux faire connaître les trésors de la spiritualité musulmane. Une femme qui parle de religion relève du sensible, précisément pour une société telle que la nôtre (Algérie), et même au sein de la communauté musulmane de France. La condition féminine y est affligeante, et les traditions érigent des murs en verre, mais il en faut beaucoup plus pour me dissuader d’aller de l’avant. L’association se fixe pour mission de donner sa place, pleine et entière, à la parole des femmes dans l’islam et de mieux faire connaître sa philosophie et sa spiritualité qui est le noyau central de l’islam.

9 Commentaires

  1. Bonjour,
    J’adhère entièrement aux points de vue sur l’Islam de Mme Kahina Bahloul et au projet de mosquée liberales en France !
    Y a-t-il un contact pour voir les possibilités de contribution à la réalisation de ce projet lumineux !

  2. والحديث في صحيح مسلم والبخاري ومسند احمد وابو داوود رحمهم الله تعالى, من حديث أبي إدريس الخولاني رضي الله عنه أنهسمع حذيفة يقول:
    كان الناس يسألون رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الخير، وكنت أسأله عن الشر مخافة أن يدركني، فقلت: يا رسول الله! إنا كنا في جاهلية وشر فجاءنا الله بهذا الخير فهل بعد الخير شر؟ قال: نعم. فقلت: فهل بعد هذا الشر من خير؟ قال: نعم وفيه دخَنٌ، قال قلت: وما دخَنُهُ؟ قال: قومٌ يستنُّونَ بغيرِ سُنتي ويَهْدونَ بغير هدْيِي تعرفُ منهُمْ وتُنكرُ، فقلت هل بعد ذلك الخير من شر؟ قال: نعم , فتنةٌ عمياءٌ , دُعاةٌ على أبوابِ جهنم، مَنْ أجابَهُمْ إليها قذفوهُ فيها. فقلت: يا رسول الله ! صِفْهُمْ لنا، قال: نعم، قوم من جَلدتِنا ويتكلمونَ بألسنتِنا، فقلت: يا رسول الله، وما تأمرني إن أدركت ذلك، قال : تلزَمُ جماعةَ المسلمين وإمامِهِمْ, قلت فإن لم يكن لهم جماعة ولا إمام؟ قال: فاعتزلْ تلك الفرقُ كلِّها، ولوْ أنْ تعَضَّ على أصلِ الشجرةِ حتى يُدركُكَ الموتُ وأنتَ على ذلك

  3. C’est quand-même dommage que vous ne lisiez pas correctement le texte coranique , qui este sensé être exan de toute faute à la lecture et à l’écriture, vous êtes une spécialiste puisque vous prêchez c’est inconcevable.
    Néanmoins merci pour l’intention positive de vos vidéos

  4. c’est l’islam qui a intedit ‘waad albante’ l’enterrment des filles , ca se faisait a l’époque de la jahiliya . l’islam est venu avec beaucoup de principes

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