Solo, a Star Wars western

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Par Boudj

Han Solo, personnage le plus charismatique de la rébellion dans l’univers Star Wars, a fait l’objet d’un film pour lui tout seul. Lui, rien que lui, un film qui permet de comprendre qui il est enfin. Solo, tout simplement intitulé, sobre appellation de la dernière réalisation de Ron Howard (Willow, Splash ou encore Apollo 13 pour ne citer qu’eux) a essayé de relever le défi.

Le pitch est simple, Solo, jeune rebelle fougueux de la planète Corellia rêve de devenir pilote. Pour ce faire, il a un plan, qui ne marche pas des masses mais qui va l’amener à découvrir de nouveau horizons.

Campé par Alden Ehrenreich, le personnage de Solo se retrouve embarqué dans l’équipe du contrebandier Tobias Beckett (Woody Harrelson)et son équipe pour une mission périlleuse au service de Dryden Vos (Paul Bettany). Moult aventures, péripétie qui nous emmène aux confins de la galaxie.

Voilà donc pour l’histoire qui reste alléchante, et le reste l’est tout autant. Mais au-delà de ce premier constat plus qu’enthousiaste, il s’agit véritablement d’un film qui marque un nouveau départ et une nouvelle approche de ce qui n’a pas été fait, voire raté complètement dans les précédents films Star Wars (les très indigestes épisodes 7 et 8 de sinistres mémoires).

Ron Howard réalise un film qui commence quand même approximativement, les dix premières minutes sont poussives et assez lourdes, mais tout se décante l’installation d’une atmosphère de western, qui nous replonge dans l’univers du tout premier Star Wars, avec tout ce qui en découle de personnages atypiques et de lieux malfamés.

A ce propos, il est intéressant de faire la comparaison entre Han Solo et Luke Skywalker, cette volonté commune de devenir le meilleur pilote de la galaxie et tutti quanti. Mais la comparaison s’arrête là, Solo est un personnage que l’on croit connaitre mais il reste imprévisible. Tout comme ses compagnons de route.

Mais ce qui est le plus intéressant dans cette trame loin d’être linéaire, est qu’elle reste imprévisible, sans pour autant donner les tournis et encore moins mettre en avant 4 ou 5 histoires dans un seul film. Elle se concentre sur les personnages ainsi que leurs aspirations, tout en mettant un point d’honneur à mettre en avant que l’univers de la contrebande intergalactique est impitoyable comme au bon vieux temps des westerns spaghetti.

Solo laisse une impression de déjà des plus agréables, un western galactique avec des airs de buddymovie par moment, et une alchimie à l’écran des plus cohérentes. Avec l’installation de certains personnages qui n’attendent qu’à avoir leur propre film (LandoCalrissian, ton heure est peut être arrivé).

Il y a tellement de choses à dire sur un film qui divise, mais qui n’a rien à avoir avec les charcutages qu’a connu l’univers Star Wars avec les épisodes 7 et 8. J’avais une appréhension mais finalement, mais Ron Howard a fait qu’elle soit anecdotique. Voici donc une autre raison de sortir de laisser sa télé éteinte.

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