Cannes 2018 : le cinéma au service des causes justes

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par Sara Abada
Le festival de Cannes 2018 s’est achevé hier, samedi, et aura été marqué par un message fort et engagé envers les causes qui touchent le monde d’aujourd’hui, puisque dès l’ouverture du festival et lors de la première montée des marches, l’actrice franco-libanaise Manel Issa, dont on retiendra le nom après une montée remarquable et remarquée, avait brondit une pancarte portant un message contre les massacre perpétrés à Gaza.
Cette année le festival était présidé par « une femme » ; Cate Blanchette, encore là un message pour hisser la gente féminine au même rang que les hommes, tant le milieu de l’art, et surtout celui de la cinématographie, était en majorité conquis par les hommes qui occupent les postes de responsables ou de metteurs en scènes ; ce n’est que depuis quelques années seulement que les femmes se sont glisser discrètement derrière les cameras pour mettre en scènes leurs œuvres, et prouver ainsi que l’égalité des sexes est un sujet dont on ne devrait même pas discuter.  L’actrice et réalisatrice libanaise Nadine Labaki, le démontre en remportant le Prix du jury avec son film « Capharnaüm ». La réalisatrice a pris la parole à l’occasion, pour mettre l’accent sur les droits des enfants, leurs droits à l’amour et à l’affection ainsi que la situation des enfants du Liban.
En outre, le hashtag balance ton porc et me too, était revenus au goût du lors de ce festival. L’actrice italienne Asia Argento, l’une des plaignante dans l’affaire Harvey Weinstein, le réalisateur américain accusé de violences sexuelles sur des actrices ; s’était exprimé sur scène et avait affirmé devant les caméras et le publique compatissant, « En 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein ici à Cannes (…) Je veux faire une prédiction: il ne sera plus jamais le bienvenu à Cannes » dit-elle.
Ainsi, cette 71ème édition, aura été sous les thèmes de la paix et les droits de l’homme, l’égalité, la lutte contre le racisme et les violences faites aux femmes ; l’art étant le moyen le plus expressif n’a pas dérogé à la règle en mettant en exergue les maux dont souffre la société encore en ce 21ème siècle, et portant un message universel qui espérons le sera entendu et respecté.

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