M, Don’t Mess With The Dead

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Par Boudj

Un genre de film manque cruellement dans le paysage cinématographique algérien, mais avec la sortie de « M » d’Omar Zeghad, ce creux est comblé en quelque sorte. « M » est le premier long-métrage du réalisateur constantinois Omar Zeghad, le speech est simple, un équipe de tournage se perd dans une grotte abandonnée, les protagonistes seront poursuivis par une entité malveillante qui n’est pas là pour le thé…

Ce genre d’histoire, traité dans moult métrages avec une atmosphère pesante et insoutenable, est un premier essai relativement réussi, du fait déjà que le film n’ait pas nécessité un budget digne d’une superproduction passéiste et désuète, et qu’il finira pas ses jours dans un tiroir qui de ce fait, constitue une merveilleuse nouvelle pour tout amateur de cinéma qui cherchera un bon moment de divertissement « made in bladi ».

Les première minutes du film nous plonge de façon abrupte dans le feu de l’action, les filles qui crient et qui s’agitent partout quand on entend le fameux « coupé », on se relâche pendant un bref instant celui où on se dit, « apparemment ça va prendre du temps pour que ça fasse vraiment peur », quand tout à coup les premières inquiétudes naissent, que les deux filles et les deux garçons commencent à avoir les foies.

L’horreur atteint son paroxysme, premier disparu, les dédales souterrains dans lequel les personnages sont prisonnier ainsi que la confusion qui s’installent en eux, cette confusion qui nous poussent à prendre la première entrée venues sans savoir si c’est la bonne sortie, et cette manière de filmer, très « Blair Witch » qui sied à des endroits clos et peu avenants.

Tout a été fait, ou presque, pour que l’on plonge dans cette grotte, toute l’atmosphère du film de genre y est mise, les codes du film d’horreur sont bien utilisés ainsi que les ressorts qui font que le spectateur sursaute sur une séquence bien amenée et qui fout vraiment les chocottes.

Mais, parce qu’il y a toujours un mais dans un film, « M » souffre d’une certaine naïveté concernant l’enchainement de l’action, ainsi que l’enchainement des séquences qui a souffert de plans de coupe brutaux qui nous invitait à suivre le parcours du groupe qui s’est dispatché dans les galeries de la grotte.

Mais à la sortie de la salle, la réflexion continue autour de ce film, mais dans un sens assez particulier, car la fin nous laisse songeurs, abordant une moralité et des interprétations multiples, de par déjà des séquences qui passent dans un petit téléviseur qui évoquent la Guerre de Libération et la scène finale : don’t mess with the dead !!!

S’il y a une chose à retenir de « M », il restera encore et toujours cette incroyable faculté d’installer une ambiance morbide avec quelques lampes de poche.

Bande annonce du film :

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