Star Wars 8 : le dernier Jedi, le soap opéra intergalactique

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Par Boudj 
Indignez-vous si vous voulez, Alger est pleine de murs qui seraient heureux de recevoir vos crânes, car le dernier Star Wars : le dernier Jedi ne tient pas ses promesses, du moins pour moi. Indignez-vous de voir que la franchise qui a connue un succès interplanétaire dans les années 70/80 a été revue de fond en comble pour donner naissance à des personnages toujours aussi sans consistance depuis l’épisode 7 : le réveil de la force, qui laisse un arrière gout de gueule de bois.
Bizarre de commencer par une conclusion aussi brutale, non ? Mais nécessaire du fait que Disney, heureux propriétaire de la franchise créée par George Lucas, réécrit à son bon vouloir l’histoire émanant de cette univers si intéressant et riche, et l’épisode 8 en fait partie. Résumons un peu pour comprendre, dans l’épisode précédent, on découvre une nouvelle génération qui rejoint la résistance face au Premier Ordre, faisant aussi un peu le ménage avant de dézinguer tous les vieux de la première saga (épisodes IV, V et VI).
Ray, Finn, Poe Dameron et consort seront les nouveaux héros des sagas à venir, du sang neuf oui pourquoi, c’est ce qu’il faut généralement pour donner un nouveau souffle à un univers pareil, mais le gros problème, qui ici aussi refait surface, reste ce manque flagrant de motivation des personnages, on ressent à peine la motivation de Ray, mais pour les deux autres, Finn reste le fuyard de l’épisode 7 et Poe Dameron reste une pâle copie d’Han Solo, avec l’envie de tout faire exploser en plus.
Je m’égare un peu pour ne pas vous parler de l’intrigue, pour commencer, Ray retrouve Luke Skywalker pour qu’il lui apprenne à devenir une Jedi, pendant ce temps, le combat fait rage entre le vaisseau central du Premier ordre et la résistance, qui envoie Finn et Rose Tico trouver quelqu’un qui doit brouiller le traceur du Premier Ordre.
C’est là toute l’histoire du dernier Jedi, se cachant faussement derrière la quête d’un nouveau messie, et des délires sentimentaux des scénaristes ainsi que l’humour, bien qu’efficace sur certaines scènes fait dans le réchauffé, en général ça se fait quand il n’y a pas de réel fond.
Alors, que retenir de Star Wars : le dernier Jedi, rien, mais absolument rien qui nous fera dire qu’on se reconnait dans tel ou tel personnage. Ah oui, j’oubliais totalement la présence de Kylo Ren.
Finalement, on peut retenir une chose, Star Wars n’est plus un space opera, mais un vrai soap opéra où les atermoiements et les pleurnicheries de tous les personnages fait oublier le fond de l’histoire. Promettant quelque chose d’exceptionnel, je ressors avec une migraine et l’envie de revoir la première saga.

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