Préservation de la mémoire filmique: Mihoubi et Bedjaoui mettent la charrue avant les bœufs

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Alors que des films se trouvant en Algérie périssent et disparaissent dans les tiroirs de différentes administrations en Algérie, dans des conditions lamentables, Mihoubi veut récupérer plus d’une centaine de films, pourtant bien conservés en Europe.

Le colloque international d’Alger intitulé «La mémoire des films : préserver le patrimoine cinématographique» a commencé dans la matinée d’hier à la Bibliothèque nationale d’El-Hamma, à Alger. Malgré la thématique intéressante du colloque, une présence très mitigée des professionnels du secteur a été constatée sur place. La salle où se déroule l’événement, à la Bibliothèque nationale, était à peine à moitié remplie durant toute la matinée d’hier. Le coup d’envoi a été donné par le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi. Celui-ci a insisté, dans son allocution d’ouverture, sur la nécessité de préserver le patrimoine filmique algérien, dont environ 150 copies de négatifs de films sont à l’étranger. Interpellé au sujet de savoir si l’Algérie dispose d’institutions ou d’organismes à même de préserver ces films qu’ils comptent récupérer, le ministre de la Culture esquive savamment de répondre à notre question. Même attitude curieuse de la part d’Ahmed Bedjaoui, président du comité scientifique de ce colloque. Ce dernier sursaute à notre question sur ce sujet et crie que «si nous n’avons pas d’endroits où préserver ces films, c’est à nous de les créer».

Des professionnels déçus

Celui-ci nous tourne vite le dos pour aller raconter un discours à l’eau de rose pour les médias publics. Un discours à mille lieux de la réalité très amère du secteur. Quelques professionnels algériens venus dans la journée d’hier à ce colloque sont restés ahuris devant les déclarations des responsables algériens, totalement «à côté de la plaque».

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