L’Algérienne Kaouther Adimi en lice pour le Goncourt 2017

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La jeune écrivaine algérienne Kaouther Adimi, est sélectionnée dans la première liste en lice pour le Goncourt 2017. L’annonce a été faite dans la journée d’hier par l’académie du Goncourt, présidée par le journaliste français Birnard Pivot. L’auteure du roman « Nos Richesses » va prendre part à ce prestigieux concourt avec quatorze autres auteurs.

Âgée de 31 ans seulement, cette native d’Alger a déjà publiée deux autres romans et quelques essais. Son dernier roman, « Nos Richesses » ressuscitent l’histoire d’Edmond Charlot, un éditeur, libraire et bibliothécaire français natif d’Alger. Celui-ci avant ouvert avant ouvert une librairie durant l’année 1930 a rue Hamani (ex-rue Charras). Il avait comme but de faire connaitre les jeunes écrivains méditerranéens. Il avait publié à cette époque-là, un certain jeune auteur inconnu qui deviendra par la suite le grand écrivain, Prix Nobel de littérature, Albert Camus.

Kaouther Adimi s’est intéressé a l’histoire d’Edmond Charlot à la suite d’un hasard qui l’a conduit dans cette librairie, encore de service à Alger. « Je me suis penchée sur son histoire, et j’étais tellement fascinée par l’histoire romanesque de cet homme qui est incroyable » dit-elle dans un entretient qu’elle a accordée dans la journée d’hier à TV5 Monde.

Cette jeune et très prometteuse écrivaine avait publié « Des ballerines de papicha » en 2010, réédité en France un an plus tard sous le titre « L’envers des autres ».  En 2015, elle publie son deuxième roman intitulé « Des pierres dans ma poche ». Cette jeune écrivaine également auteurs de plusieurs nouvelles.

Première liste sélectionnée pour le Goncourt 2017 :

  • Nos richesses de Kaouther Adimi (Seuil)
  • Taba-Taba de Patrick Deville (Seuil)
  • Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable (Gallimard)
  • Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud (Flammarion)
  • La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez (Grasset)
  • Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel (Gallimard)
  • La serpe de Philippe Jaenada (Julliard)
  • Nos vies de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel)
  • Bakhita de Véronique Olmi (Albin Michel)
  • Niels d’Alexis Ragougneau (Viviane Hamy)
  • Trois jours chez ma tante de Yves Ravey (Minuit)
  • Summer de Monica Sabolo (J-C. Lattès)
  • Les rêveuses de Frédéric Verger (Gallimard)
  • L’ordre du jour d’Eric Vuillard (Actes Sud)
  • L’art de perdre d’Alice Zeniter (Flammarion)

1 COMMENTAIRE

  1. Les écrivains algériens publiés en France ont hélas tous le même profil.
    Ils dressent tous un portrait lisse de la colonisation française, qu’il nomment d’ailleurs par euphémisme « présence française ». Il n’y a aucune référence dans leurs écrit à la violence de la colonisation française, l’oppression du colon, l’asservissement des algériens, leur traitement comme des citoyens de seconde zone.

    Le personnage de l’écrivaine érigé en héro, est décrit comme un grand homme de culture, combattant pour la France libre, dit-elle fièrement, et ayant publié l’un des plus grand écrivains de l’époque : Albert Camus.
    Oui mais pour les Algériens vivant cette terrible période de colonisation, c’est avant tout un colon, qui a créé une librairie pour les colons. Pendant qu’il militait pour la France libre, les Algériens se faisaient massacrer. D’ailleurs notre cher éditeur, a t-il publié un seul écrivain Algérien : Kateb Yacine, Mouloud Feraoun ?

    Et bien non, il le dit lui-même, il vit dans un monde où il y a « deux communautés, qui ne se cotoient pas ». Des opprimés d’une part, et des oppresseurs d’autre part.

    Il est désolant que ces écrivains manquent cruellement de conscience politique. Ou alors, ils ont trop bien compris le jeu politique, pour jouer aux soumis et plaire à l’intelligentsia française. Sans quoi, elle n’aurait eu aucune chance d’être publiée, et encore moins d’être en lice pour le Goncourt.

    A quand l’émancipation des esprits ! Désolant.

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