Timgad 2017 : L’ONCI ne sait pas ce que sont les Rahab’ba et Seb’baha !

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A la lecture du programme de la première soirée de la 39e édition du festival de Timgad 2017,  le lecteur constate que les personnes chargées de la programmation continuent à confondre entre Rahaba et Sebaha. La population des Aurès a beau attirer leur attention ou leur corriger que les chants et danses traditionnels  Rahaba et Sebaha sont différentes, mais rien à faire… Ces personnes (par obstination ou par ignorance)  continuent de parler de Rahaba au lieu de Sebaha. A chaque édition, c’est la même erreur qui se répète. A un moment donné, cette confusion paraît volontaire ou exprès pour induire en erreur le spectateur  et/ ou porter atteinte au patrimoine culturel des Aurès.  Rendons à César ce qui lui appartient !

Nous préférons parler de « Tesbiha » (accomplie par Sebaha) et de Tarhiba (par Rehaba). Tesbiha (accomplie par Sebaha), ce sont un chant et une danse traditionnels accompagnés de l’instrument de percussion, dit Bendir. La chanson est jouissive et non-narrative composée de seulement deux couplets courts et d’un refrain qui se répètent.  Il y en a différentes figures de danses en Tesbiha. Même les femmes peuvent y participer. Les chanteurs, en même temps danseurs sont généralement huit hommes ou six, qui pourraient se diviser en deux groupes (généralement de quatre face à quatre et rarement de  trois face à trois, sauf lorsqu’il y a un manque d’artistes). Les membres de chaque groupe dansent côte à côte et coude contre coude, tenus par les mains (attention à la position des mains : la main droite tient la main gauche et la main gauche tient la main droite de ses deux partenaires …). Attention, les percussionnistes sont placés aux deux extrémités de chaque groupe.  Les deux groupes dansent face à face par ondulation ou « Souja ». Lors d’une seule danse, ils peuvent former plusieurs figures, ce qui n’est pas le cas chez Rahaba.

Par contre Tarhiba (accomplie par Rahaba), elle n’est pas du tout accompagnée d’instrument de musique. De plus ce chant et cette danse se caractérisent essentiellement par la chanson qui est narrative très longue… et par une seule figure de danse (la même gardée durant toute la soirée).  Huit hommes divisés en deux groupes côte à côte et coude contre coude, tenus par les mains (Les bras des membres du groupe, qui se trouvent  au milieu, sont croisés sur la poitrine et se tiennent la main gauche par la main gauche et la main droite par la main droite…Par contre les danseurs, placés aux deux extrémités, leurs bras ne sont croisés, mais en parallèle… Les mains ou les bras avancent en avant et reviennent à leur position initiale au niveau des hanches.  A chaque strophe, les danseurs frappent, dans un mouvement collectif le sol, se plient à deux et se relèvent (pour exprimer l’appartenance)

Le Berbère des Aurès

 

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