Youcef Sehaïri « Cela ne s’est pas passé comme je le souhaitais »

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Youcef Sehaïri est l’un des plus brillants acteurs cinéma algériens du moment. Il s’est facilement imposé sur la scène nationale par ses remarquables talents dans le 7em art. Après avoir brillé dans le fil « Lofti » d’Ahmed Rachedi interprétant le rôle du colonel Lotfi, le revoilà jouer Ben Badis, sous la houlette du syrien Bassil El Khatib. Rencontré lors de la projection de ce dernier film à l’Opéra d’Alger, ce jeune espoir très prometteur du cinéma algérien nous raconte les conditions « très difficiles » du tournage de ce film.

Qu’est-ce que cela vous fait d’interpréter le rôle d’une personnalité nationale, Ben Badis ?

Je pense que tous les acteurs rêvent interpréter ce genre de personnalités historiques. Car c’est des personnalités qui ont marqué des générations passée et vont marquer celles à venir. Cette charge historique amplifie la responsabilité sur l’acteur. C’est qui le pousse et le motive à donner le meilleur de lui-même. Multiplier ses efforts pour cerner la personnalité de du personnage incarné, donner une meilleure image de lui et éviter de faire des erreurs, petites soient-elles.  En voyant la version finale de ce film, je ne vous cache pas que je ne suis très satisfait. Mais cela ne me décourage pas. Cela me pousse à aller de l’avant et faire plus grand et plus beau travail à l’avenir.

Racontez-nous comment s’est déroulé le tournage du film ?

Les choses se sont déroulées de la manière la plus naturelle. J’ai fais le casting, comme tout les autres acteurs du film. J’ai rencontré le réalisateur Bassil Al Khatib, et il m’a fait l’offre de jouer le rôle principal. Après avoir lu le scénario, j’ai accepté l’offre.

Mais le problème que nous avons rencontré, et qui revient dans pratiquement tous les projets de films en Algérie,  c’est le non respect des étapes de préparation. C’est une des étapes les plus importantes pourtant. C’est ce qui a fait que l’étape de tournage s’est déroulée de manière un peu difficile.

Une autre chose, c’est que l’équipe de tournage se compose de techniciens de plusieurs nationalités et qui n’ont jamais travaillé ensemble. Le premier « tour de manivelle est donné le premier jour du mois de ramadhan passé. Ce qui fait que nous avons commencé les tournages dans un climat un peu très lourd.  Cet état de fait nous a pénalisés au début, mais au fur du temps, chacun de nous avait donné le meilleur de lui-même, et on a pu surmonter nos soucis. Au passage, je salue le travail des techniciens.

Vous avez tourné sous la houlette du réalisateur syrien connu, Basil Alkhatib. Est-ce que cela s’est passé comme vous le souhaitez ?  

Cela ne s’est pas passé totalement comme je le souhaitais. Le travail avec le réalisateur syrien Bassil El Khati, sans nous laisser une étape de préparations est voué à l’échec avant même le début de tournage. Cela pour plusieurs raisons. Nos méthodes de travail sont différentes. Nous nous ne connaissons même pas avant ce film. Tout cela fait que nos rapports ont été difficiles. Cela en plus du fait que chacun de nous deux, avait une grande responsabilité sur ses épaules dans la réussite du film. Ce qui nous a poussés à établir une feuille de route pour continuer le travail ensemble. Le résultat final, vous l’avez vu ce soir.

Quels sont vos projets d’avenir ?  

Pour être franc et sincère, je n’ai pas de projets clairs et précis pour le moment. Il y a un climat flou, rien n’est clair. Personne ne peut savoir qu’est-ce qu’il pourra y avoir, en l’absence totale de transparence, des programmes clairs et des buts à atteindre. Il se pourra que je retourne sur les planches du théâtre. Cela me manque

regarder la bande annonce du film par ici :

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